Le vélo à Marseille, un mode de transport pas de tout repos

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Pour faire suite aux initiatives des municipalités de Paris, avec le Vélib’, et de Lyon, avec le Vélov’, la municipalité de Marseille a mis en place le 12 juillet 2007 son propre système de location de vélos en libre-service, Le Vélo, géré par l’entreprise JC Déceaux.

Phénomène de mode national, la mise en place de cette solution de vélopartage s’inscrit cependant dans le cadre du projet Euroméditerranée, qui consiste à réaménager Marseille et ses réseaux de transport (on l’avait déjà vu avec le tramway ainsi que les trains).

Avec des prévisions à hauteur de 50 000 abonnés en 2008, la ville de Marseille espérait ainsi réduire la circulation dans le centre, sujet aux embouteillages qui reprennent d’ailleurs de plus belle en cette période de rentrée. Malheureusement, si les marseillais disposent à ce jour de 1000 vélos répartis sur 130 stations, la ville souffre de la faiblesse de son réseau de pistes cyclables, notamment dans son centre ville où se concentrent pourtant les stations de vélo. Avec 70km seulement de pistes cyclables, contre 400 pour Strasbourg ou 310 pour Lyon, les usagers du vélo ont bien du mal à se frayer un chemin parmi les automobilistes marseillais, réputés pour leur conduite agressive.

Parmi les incohérences et les dangers de ce mode de transport, on pourra citer par exemple les larges trottoirs de l’avenue du Prado, séparant l’avenue des contre-allées sur lesquels une piste cyclable est dessinée, mais cependant interdite aux cyclistes de plus de 8 ans… Véridique. Ou encore, les rails du tramway du boulevard Chave par exemple, qui constituent un redoutable piège pour les cyclistes malheureux qui y coinceront leur roue, lancés à pleine allure. De beaux gadins en perspective…

Mais une autre forme de danger apparaît avec ce mode de transport à deux roues, dont la maniabilité et le gabarit ont tendance à faire oublier à ses usagers les notions du code de la route qui les concernent pourtant toujours. Feux rouges, trottoirs, voies de bus, sens interdits, … Autant de prises de risques inconscientes, qu’il serait trop facile d’imputer exclusivement à une infrastructure mal adaptée !

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Le Marroneur

Marseillais d'origine, geek averti et photographe occasionnel, voilà qui caractérise rapidement le minot amateur d'apéro un peu râleur qui se cache derrière ce blog sur Marseille. Fier de son accent, il aime à photographier sa Provence natale, mais regrette la mentalité marseillaise, qui laisse parfois à désirer. Ainsi, Marseille (part) en live ! reflète sa vision du quotidien mouvementé de la belle et turbulente cité phocéenne...