Une fenêtre de béton armé délabrée, tournée vers la Méditerranée, offrant une vue imprenable sur l’Île du Maïre… Un décor de lendemain d’apocalypse, depuis l’un des blockhaus en ruine situés à la sortie des Goudes.
Et il est vrai que le quartier des Goudes a une certaine allure de « bout du monde », la route sinueuse et étroite délaissant les cabanons de pêcheurs du village des Goudes s’arrêtant brusquement face à l’Île du Maïre. Impossible d’aller plus loin, si ce n’est de retourner au village des Goudes pour se diriger ensuite vers le véritable « bout du monde » marseillais, à savoir la calanque de Callelongue et son port adossés à même le massif de Marseilleveyre.
Seuls les blockhaus en ruine parsemés ça et là parmi les blocs rocheux abrupts immenses et dépouillés, montrent une trace de civilisation (et quelle civilisation !) dans ce paysage prédominé par le bleu de la Méditerranée et du ciel, et le blanc calcaire de la côte sauvage. Derniers témoins de la Guerre 39-45 et de l’occupation allemande, ils constituent aujourd’hui une curiosité touristique passionnante, mais également un point de vue imprenable sur la rade de Marseille… Voire, pour les adeptes de la farniente, de confortables surfaces planes pour bronzer sans être importunés !
Pour prendre un peu plus de recul, voici une vision à 360° du quartier des Goudes, qui à défaut d’être le bout du monde constitue avec la calanque de Callelongue le bout de Marseille…
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Pour info complémentaire El Gringo from Marseille, il faut savoir que les blockhaus des Goudes sont toujours loués a l’année par la municipalité à ceux qui avaient contracté un bail peu après la guerre, et qui les ont amnagés en cabanons : Ma famille est dans ce cas, et j’ai passé dans le bunker en face de la calanque blanche mes 18 premiers étés, ainsi que tous mes week-end ou presque durant ces années.
Le point noir que je voulais remonter ici, c’est que par décret municipal, il est dit que lorsque tous les titulaires de ces baux seront décédés, il n’y aura aucun moyen de les renouveler : les blockhaus seront enfouis sous les gravats par la ville, pour je cite « gommer ces vilaines cicatrices qu’a laissé la guerre et qui balafrent notre belle côte ».
On enterrera alors de précieux témoignages qui font partie intégrante du patrimoine historique du paysage de notre cité phocéenne, et mes souvenirs de gamins avec …
Merci pour ces précisions… Il faut avouer qu’Internet ne regorge pas de beaucoup d’informations à ce sujet. En tout cas je trouve triste qu’on enfouisse ainsi le passé, comme si on ne l’assumait pas.