L’avenir de la centrale thermique de Gardanne compromis ?

L’avenir de la centrale thermique de Gardanne compromis ?

Le paysage gardannais, à 25 km de Marseille, est marqué depuis l’après-guerre par les deux tours aérofrigérantes et la cheminée de 297 mètres de sa centrale thermique.

Dotée de l’unité à technologie propre dite CLF la plus puissance du monde (250 MWe), la centrale thermique de Gardanne est également équipée d’une seconde unité à charbon d’une puissance de 660 MWe, lui permettant de subvenir grandement aux besoins de la région PACA, déficitaire en terme de production d’électricité.

Or, si la première est conforme à la règlementation en matière de normes d’émissions atmosphériques, la seconde a dû faire l’objet de lourds investissements pour pérenniser son fonctionnement au moins jusqu’en 2018, en vue d’être ensuite remplacée par une centrale à cycle combiné gaz d’une capacité avoisinant les 400 MWe.

Du moins si l’on en suit les projets initiaux. Car en mars dernier, le groupe E.ON, actionnaire majoritaire de la SNET, a annoncé sa décision de ne pas poursuivre le projet de nouvelle centrale à gaz, notamment pour des raisons de flexibilité de l’approvisionnement gazier.

Après la fermeture de ses mines de charbon en 2003, et le rachat de Pechiney par le groupe Alcan, la ville de Gardanne voit ainsi son activité industrielle décliner complètement, et va devoir, comme La Ciotat, réenvisager sérieusement son avenir économique…

À propos de l'auteur

Étant né et ayant grandi dans la région marseillaise, j'ai commencé à réellement apprécier la cité phocéenne qu'après y avoir emménagé, découvrant ainsi que Marseille, ville fière s'il en est, n'est pas aussi hostile qu'elle veut bien le laisser croire. Mon objectif au travers de ce blog est donc de faire découvrir Marseille et son quotidien en photos, en espérant atténuer ainsi les stéréotypes dont elle est trop souvent affublée...