Un drôle d’engin perché à quatre mètres de haut est installé depuis quelques mois au carrefour du Boulevard Baille et de la rue des Vertus (cf. photo). Ceux qui ne s’en étaient pas encore aperçu en auront peut-être fais les frais, surpris par deux flashs successifs alors qu’ils auront (ou pas) transgressé le signal tricolore au rouge. Oui, il s’agit bien là d’un de ces fameux radars au feu rouge, qui depuis juin 2009 s’implantent un peu partout en France.
Mis en place en novembre dernier, les trois premiers radars au feu rouge à Marseille ont été autorisés à sanctionner les automobilistes après une courte phase de test, qui aura pourtant démontré la faillibilité certaine de ces dispositifs, se déclenchant parfois à tort.
Et c’est ainsi que dès les 5 et 18 décembre 2009, les premières contraventions ont été expédiées aux contrevenants du code de la route, avec à la clé une amende de 135 euros et 4 points de permis retirés. Une bien mauvaise surprise, quand on sait que la Préfecture n’a communiqué officiellement sur leur mise en fonctionnement que le 30 janvier dernier, soit plus d’un mois après la date réelle de mise en service !
Et ces premiers radars ne sont que le début d’une longue série : Marseille vient en effet d’activer deux nouveaux dispositifs, situés sur le boulevard du Maréchal Juin à l’angle de la rue Roche et sur le boulevard Dorgelès, à l’angle du chemin de Fontainieu.
Quand on connaît le style de conduite marseillais, on peut d’ores et déjà considérer que Noël n’est pas prêt de se terminer avec tous les flashs… Une manière comme une autre de réduire les effectifs de police sur le terrain, tout en continuant à renflouer les caisses de l’Etat, en dépit de l’exactitude du verdict de ces dispositifs.
Pour toute information sur l’implantation des radars à Marseille et ailleurs : www.radar-feu-rouge.fr.
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