Les Français n’en ont pas terminé avec la réforme de la retraite… C’est du moins ce que l’on essaye de nous faire croire, avec cet appel à la mobilisation lancé pour ce jeudi 24 juin, afin de défendre l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, alors que le gouvernement a annoncé sa volonté de le repousser à 62 ans. Un cortège marseillais était organisé depuis Castellane jusqu’au Vieux-Port, manifestation qui a, bien entendu, été accompagnée d’un mouvement de grève au sein de plusieurs structures.
Et si, suite aux quelques mouvements de grève connus la semaine dernière les Marseillais s’attendaient encore hier à connaître des difficultés sur le plan des transports, ce ne fut étonnamment pas tellement le cas. Certes, le rythme des métros était quelque peu réduit, sans que cela soit toutefois pénalisant pour les voyageurs, et certes les guichets de la Poste étaient pour la plupart fermé, bien qu’il était encore possible d’aller retirer ou déposer des colis. Une chose pour laquelle ceux qui ne se sentaient pas concernés par la grève pouvaient être reconnaissants.
Et c’est d’ailleurs avec la plus grande surprise que nous nous sommes trouvés confrontés à ce mouvement de grève, lors de la pause déjeuner, au moment de sortir en ville : de nombreux autocars occupaient les voies de bus sur le Prado, toute circulation étant coupée jusqu’au boulevard Périer. Et au loin, sur la place Castellane, des gilets et des drapeaux orange fluo, estampillés CGT, CFDT, et autres sigles de syndicats en tous genres.
Au programme, folle ambiance, tandis qu’un animateur essayait de réveiller la foule en entamant des chants de manifestant. Mais à cette heure-ci, le soleil encore haut ainsi que la faim devaient avoir raison de l’engouement des meilleurs… A moins que ceux-ci, organisateurs compris, ne soient plutôt attablés aux terrasses des restaurants situés sur le Prado, comme en témoignaient les pancartes soigneusement posées devant l’entrée de chaque établissement ? Pour sûr, cette manifestation dégageait un sentiment de réjouissances plutôt que de révolte. Un bien pour les restaurateurs du quartier, assurément ! Et quel impact auprès du gouvernement ? Affaire à suivre…
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