Et si la blogosphère marseillaise racontait sa ville ?

Blogueuses et blogueurs marseillais, êtes vous là ?

Marseillais, Marseillaises, combien êtes-vous aujourd’hui à éditer un blog sur la toile ? Voilà une question qui mérite d’être creusée tant la blogosphère marseillaise sait se faire discrète…

Alors bien sûr, il y a les blogueurs qui parlent de Marseille même, qui sont aisés à identifier : Crystila qui conte les tribulations d’une Marseillaise ordinaire, Élodie qui fournit ses bons plans secrets sur Chut mon Secret, Eva qui raconte ses coups de griffes et coups de cœur au travers du Chat de Marseille, et autres sites de photographes, d’étudiants, etc. dont les clichés ne laissent aucun doute quant à la situation géographique de leur auteur.

Il y a aussi les blogs à caractère politique, qui proposent un regard engagé sur la ville ; Les collectifs de blogueurs qui se retrouvent par exemple sur le Marseille Bondy Blog ; et les « skyblogs » de jeunes adolescents qui vouent leur âme à l’Olympique de Marseille.

Et puis il y a les autres. Ceux qui ne traitent pas de la thématique de Marseille, mais qui n’en sont pas moins Marseillais pour autant. Alexiane, blogueuse chaussures avérée, Amélie du So Girly Blog, Marion et sa Boîte à séries TV, Sébastien sur son blog professionnel dédié à l’informatique ou encore les héroïnes glamour de LittleMissBeauty, Maureen et ses idées cadeaux pour mamans, et bien d’autres encore… Combien sont-ils derrière leur clavier ? Qui sont-ils ? Quelle est leur histoire ?

Que la blogosphère marseillaise se rencontre enfin !

A l’image des twittos marseillais qui se retrouvent chaque année à l’occasion du Twestival, l’idée de mener un maximum de blogueurs marseillais à se manifester et à se (re)connaître a fait son chemin. Partagée sur Twitter, Facebook, et le forum des Marseillais, elle a même reçu un accueil plutôt encourageant.

C’est donc dans cette démarche, et en guise de prémices à une vaste consultation populaire qui est en train de se mettre en place sur Marseille sous le nom de « Peuple de Marseille », que je vous propose aujourd’hui, blogueurs et blogueuses, de vous faire reconnaître en tant que Marseillais… Alors, les claviers sont chauds ?

Notre rencontre avec Marseille

Le concept : raconter avec vos mots, en fonction de la ligne éditoriale de votre blog, votre rencontre avec Marseille. Cette rencontre même qui vous a mené à devenir Marseillais de cœur, celle qui vous a mené à être un membre à part entière du Peuple de Marseille, que vous soyez né ou non ici, que vous ayez grandi ou non ici.

Et bien entendu, je propose d’ouvrir le bal avec ma propre histoire…

Natif de la région Aix-Marseille, ayant grandi à l’ombre de la Ste Victoire, ma rencontre avec Marseille a vraiment eu lieu à mes 20 ans, lorsque mes études en informatique m’ont mené à m’immerger dans cette grande ville que je ne connaissais que très mal.

Bien sûr j’y étais déjà venu de nombreuses fois, ayant de la famille en ville. Je me souviens que je m’amusais à compter les lampadaires qui jalonnent l’autoroute Nord, tant le trajet me paraissait interminable entre Gardanne et Marseille. Lampadaires qui aujourd’hui et depuis bien longtemps, ne s’allument plus.

Plus tard, adolescent, je me familiarisais déjà avec les embouteillages sur le Jarret, agacé par les sirènes incessantes des véhicules de police, me promettant de ne jamais au grand jamais habiter un jour cette ville.

Plus tard encore, le permis en poche, je sortais pour mes premières fois à Marseille avec des amis, découvrant avec horreur le casse-tête du stationnement. Habitué à mes bons plans sur Aix, le choc n’en était que plus rude, me confortant dans cette idée que Marseille était décidément une ville où il n’était pas agréable de sortir…

Et puis voilà que mes années IUT se sont terminées, et que mon dossier d’inscription à l’ESIL, Ecole Supérieure d’Ingénieurs de Luminy, s’est vu accepté. La brochure que j’avais alors reçue chez mes parents vantait bien sûr les mérites de l’École, mais aussi et surtout le cadre exceptionnel dans lequel elle se trouvait, au pied du mont Puget, aux portes des calanques.

L’idée de traverser la ville deux fois par jour pour aller en cours étant tout bonnement impensable, voilà que j’emménageais dans une chambre en cité U, pour une immersion complète à l’autre bout d’une ville trop grande pour moi.

Et c’est ainsi que depuis Luminy, j’allais passer les trois années à venir à me familiariser avec la ville, découvrant progressivement ses quartiers, ses habitudes, ses codes. D’abord les 9ème et 8ème arrondissements, où logeaient la plupart de mes camarades. Puis le centre, où se concentraient davantage les soirées étudiantes.

Étrangement, je ne ressentais aucune difficulté à m’intégrer. Ma conduite trouvait exactement sa place dans une ville où le code de la route présente quelques spécificités, mon accent déjà prononcé ne s’en portait que mieux, mes repères se mettaient petit à petit en place. Restait un point négatif, duquel je n’ai jamais vraiment réussi à m’adapter : l’incivisme chronique dont souffre Marseille, et qui causait d’ailleurs beaucoup de fil à retordre à certains de mes camarades d’alors, qui eux n’ont jamais réussi à trouver leur place à Marseille.

Mais ce que je préférais dans ce Marseille que je découvrais, c’était la proximité de la ville avec la nature, avec la pinède, avec les massifs rocheux. Chaque jour, la vision du Mont Puget surplombant Luminy me donnait le sourire, me rappelant peut-être ma Sainte Victoire natale… Béni également soit le temps des études, qui nous permettait d’opérer régulièrement quelques descentes aux calanques de Luminy, véritable paradis de calcaire et d’eau, à portée de pied, dont je n’avais jamais soupçonné l’existence en l’espace de 20 ans…

C’est ainsi, par la découverte progressive des quartiers sud de Marseille, que j’ai compris que la cité phocéenne recelait en vérité de nombreux trésors qui ne se révèlent que si l’on veut bien oublier l’espace d’un moment le tumulte de la ville et autres écueils du quotidien marseillais. C’est ainsi que j’ai adopté Marseille, ou que Marseille m’a adopté. Et c’est même ainsi que j’ai eu l’idée, quelques années plus tard, de dévoiler cette Marseille là sur le blog Marseille [part] en live !, afin d’aider les plus réticents à passer outre cette mauvaise impression que la ville tend à donner de prime abord.

Voilà comment mon histoire avec Marseille a réellement commencé, puisque depuis lors je ne l’ai plus jamais quittée, excepté pour aller faire un tour du côté de Buenos Aires, ville ou les influences latino-marseillaises se retrouvent de manière très marquée d’ailleurs.

Une petite dédicace au passage pour mes amis Esiliens qui devraient apprécier les photos qui illustrent cet article, images que j’associe à mes premiers véritables contacts avec Marseille…

Peuple de Marseille, tiens toi prêt !

Il n’y a plus qu’à souhaiter qu’un maximum de blogueurs marseillais se prête au jeu dès la semaine prochaine, et que le Peuple de Marseille se tienne prêt à donner de la voix dans les jours à venir ! Rendez-vous sur le blog Marseille [part] en live ! d’ici mi-octobre pour en savoir davantage !

lemarroneur