Une visite au sommet de la Cité Radieuse…

Chouette, une beau dimanche ensoleillé, enfin ! Rien de tel pour se motiver à sortir et jouir des rayons bienfaisants du soleil, malgré des températures définitivement hivernales. Et puisque Le Corbusier est à l’honneur au J1 depuis quelques semaines, pourquoi ne pas en profiter pour aller visiter enfin la Cité Radieuse, comme je me l’étais promis en quittant l’expo ?

Mais qu’est-ce que la Cité radieuse avant tout ? Un coup d’œil sur Wikipédia nous indique que « L’unité d’habitation de Marseille, connue sous le nom de « Cité radieuse » mais que certains Marseillais nomment familièrement « La Maison du fada », est une résidence édifiée entre 1947 et 1952 par Le Corbusier. Bâtie sous forme de barre sur pilotis (en forme de piètements évasés à l’aspect brutaliste), elle tente de concrétiser une nouvelle forme de cité, un « village vertical » appelé « Unité d’habitation ». La résidence compte 337 appartements de 23 types différents séparés par des « rues intérieures » (l’appartement « type » est en duplex) et d’un hôtel de 21 chambres. En juin 2013 le gymnase sur le toit est reconverti en lieu d’exposition par Ora-ïto. »

Tout est dit, nous voilà donc partis à l’assaut de la gigantesque barre toute de béton construite, dans la plus pure tradition du brutalisme. Un guichet à l’accueil nous permet d’apprendre que oui, le Corbusier peut se visiter, et pas uniquement lors des journées du patrimoine. Hop, j’inscris mon nom et ma profession (?) sur un registre, et me voici dans l’ascenceur direction le 3ème étage, l’étage où se concentrent les commerces de l’Unité d’Habitation.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur un couloir sombre, les fameuses « rues intérieures ». Des portes aux couleurs vives sont faiblement éclairées par des ampoules au dessus de chacune d’entre elles, donnant au couloir des allures de Noël. Devant nous, le Ventre de l’Architecte, restaurant réputé avec sa terrasse offrant une vue incontournable sur la baie Marseillaise. Les menus affichent des formules alléchantes, aux prix oscillant entre 25 et 60€. Une bonne idée pour un repas en amoureux sans aucun doute !

Quelques clichés en jouant avec les rayons de soleil qui traversent le restaurant, et nous voilà avançant dans les couloirs. Une volée d’escaliers nous permet de gagner le 4ème étage, celui des bureaux. Les portes estampillées « architecte », « avocat », sont faites de bois, ce même vieux bois que l’on peut encore trouver dans des constructions de la même époque comme la barre de Superdévoluy. Etant dimanche, l’étage est désert et silencieux. Le soleil étant déjà bas, j’opte alors pour me dépêcher de gagner le toit-terrasse avant que la nuit ne tombe.

Me revoilà reparti direction le 9ème et dernier étage. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent de nouveau, me baignant immédiatement d’une grande lumière qui contraste fortement avec la pénombre des couloirs et qui m’oblige à plisser les yeux. Le temps de m’adapter, je découvre alors sourire aux lèvres la vaste esplanade qui s’ouvre devant moi, où se promènent quelques rares badauds. Outre l’originalité de l’architecture des escaliers et autres cheminées sur le toit, on se trouve carrément bluffé par le panorama à 360° qui s’offre à nous, magnifié par la couleur orangée du soleil déclinant.

D’un côté, la mer avec le phare de Planier qui se distingue très nettement à l’horizon. De l’autre, le boulevard Michelet qui se profile de manière rectiligne jusqu’à l’obélisque que l’on distingue aussi très nettement, surplombé du Mont Puget.

A une extrémité, le 9ème arrondissement et la résidence du Roy d’Espagne qui se fond dans une légère brume. De l’autre, le Vélodrome, son toit presque terminé. Et la Bonne-Mère, presque cachée par la résidence le Brasilia, elle aussi montée sur pilotis.

Et sur le toit, l’expression la plus pure du « brutalisme » : des cheminées imposantes, en béton brut, aux formes si caractéristiques de la Cité Radieuse ; un bassin carrelé à la mode des années 70 ; et puis des structures tantôt droites et abruptes, tantôt voluptueuses, arrondies. Un monde à part, celui d’un architecte qui aura marqué l’histoire par son style si particulier. Mais assez parlé, place aux photos, et attention les yeux !

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lemarroneur