Quand les Oaï Star mettent le « fire » à Nouméa…

Voilà bientôt 4 ans qu’on n’entendait plus parler des Oaï Star, ce groupe de rock marseillais déjanté qui nous présentait […]

Voilà bientôt 4 ans qu’on n’entendait plus parler des Oaï Star, ce groupe de rock marseillais déjanté qui nous présentait encore en 2009 un opus survolté aux sons de Game Boy, j’ai nommé Manifesta. Et si le très actif chanteur du groupe, Gari Grèu, s’est fait remarquer en 2012 par un album solo, il n’en a pas pour autant oublié ses vieux amis de scène. Pour tout dire, il a même révélé sur son site dès le mois de juillet un retour sur scène du groupe. Un retour à l’échelle mondiale, pour le bonheur des marseillais expatriés, avec des dates notamment prévues en Serbie et en Nouvelle-Calédonie.

Bref, l’occasion en or pour reprendre contact avec un vieil ami expatrié à Nouméa, fan inconditionnel de Oaï Star, qui n’aura pas manqué d’assister à toutes le représentations du groupe sur « Le Caillou ». Il a accepté de prêter sa plume à la rubrique « La parole aux Marseillais » de Marseille en live ! pour y raconter cette expérience aïolisante à l’autre bout du monde…

Un mois de décembre à Nouméa, c’est… Comment dire ?

Je pense que le plus simple et d’affirmer que nous sommes en total décalage avec les habitudes du vieux continent. Pour vous dire, ici, décembre rime avec été, soirée, barbecues et concerts. Oui, concerts, et pas ceux qui font trembler le lagon. Non, on parle bien de ceux qui provoquent des tsunamis dans le Pacifique. Car en ce très estival mois de décembre, les organisateurs du groupe Bar en live ont mis la barre très haute. En particulier pour les habitants qui viennent de Marseille et de la Provence. Car ce mois-ci, c’est l’Aïoli qui est montée à Nouméa.

En effet, la tête d’affiche n’était autres que les joyeux excités de la bande à Gari et ce regretté Lux B, c’est-à-dire les Oaï Star. Oui, les Oaï Star sont à Nouméa en ce début de mois pour mettre le oaï sur les baies de la capitale de la Nouvelle-Calédonie. Trois dates au programme, dont deux qui ont tout pour marquer les esprits.

C’est lors de la première date que l’ambiance fut la plus déjantée, dans la salle du Bohème, pub situé sur la Baie des Citrons. Le groupe a mis en marche toute la puissance et l’énergie de Marseille, sous une chaleur accablante, et a donné ce qu’il avait dans le ventre pour faire danser, jumper et vibrer un public ivre de son punk-rock : les festivités sont lancées sans attendre avec un « Baleti Atòmico » en ouverture, afin de faire grimper la température. Parmi le public, les fans sont ravis et la foule commence à danser sous les riffs de Buzz… Tout est réuni pour dégager une ambiance digne de la ville phocéenne. Nous ne sommes pas au Panier mais pas loin. Le public « local », lui, est surtout curieux, ce qui ne l’empêche pas de se laisse prendre dans la magie du groupe qui ne lésine pas pour faire danser les gens.

Les grands titres du groupe sont ainsi mis en avant avec bien sur le célèbre « Mets les Watts » qui fait son effet en faisant danser tout le public sur le son des deux guitaristes. Il faut dire qu’ils savent mettre le feu mais aussi inviter le public à danser avec « Funky Plomberie » ou encore « Les poètes du tiroir ». Et toutes ces invitations font exploser le thermomètre. La salle du Bohème se transforme petit à petit en un four où tout le monde donne ce qu’il a dans le corps pour mouiller le maillot.

Certes, nous ne sommes pas ici pour un match de Gala mais pour faire trembler la salle comme il faut. Le titre « Comme un fumigène » provoque l’hystérie collective. Le public pogote et les gens slamment pour remercier aux Oaï Star de venir partager avec nous la magie de Marseille et l’enchantement du lagon.

Et le groupe n’est point avare car nous avons droit de découvrir en avant-première les premiers titres du futur opus. Titres sans nul doute taillés également pour la scène.

Le concert prend fin au terme d’une heure vingt de show, ce qui peut paraître court. Mais au vu de la chaleur de ces soirées d’été (plus de 30°C en cette soirée du 6 décembre) c’est assez difficile pour le public de rester à fond tout le temps. Surtout quand on se prend des missiles sonores dans les esgourdes pour faire danser la cité Nouméenne.

Une ambiance atomique, voilà ce qui s’est passé lors des trois shows du groupe le plus fou de la cité Phocéenne, qui après ces trois dates estivales, allait repartir pour deux dates hivernales en Serbie. Merci encore les Oai Star pour nous avoir fait danser jusqu’à plus soif.

Merci beaucoup JR pour ce témoignage qui laisse rêveur, notamment à l’heure où Marseille s’apprête à célébrer Noël dans la grisaille et le froid. On serait tenté de vous rejoindre du côté du Bohème ou de la Bodega, mais à plus de 1500 € le billet A/R, mieux vaut prendre un hôtel à Marseille chez l’une des enseignes Accorhotels du Vieux-Port pour attendre leur retour en Provence ! Ou mieux encore, d’attendre leur nouvel album qui annoncera le retour de températures plus clémentes si tout se passe comme prévu !

On remercie également Damien Heinrich pour ces superbes photos des prestations des Oaï Star à Nouméa. On en arrive même à deviner l’énergie que le groupe a pu dégager, même en chemise hawaïenne et bermuda !

Crédit Photo Damien Heinrich ; Retrouvez la galerie de photos complète sur son compte Facebook.

Le Marroneur

Marseillais d'origine, geek averti et photographe occasionnel, voilà qui caractérise rapidement le minot amateur d'apéro un peu râleur qui se cache derrière ce blog sur Marseille. Fier de son accent, il aime à photographier sa Provence natale, mais regrette la mentalité marseillaise, qui laisse parfois à désirer. Ainsi, Marseille (part) en live ! reflète sa vision du quotidien mouvementé de la belle et turbulente cité phocéenne...