La fête du Panier s’achève en coup de vent

Pour sa 17ème édition, la fête du Panier s’est déroulée vendredi 18 et samedi 19 juin, en guise de préliminaires à la fête de la Musique. L’occasion de redécouvrir le quartier du Panier habituellement très paisible sous un nouveau jour, bien plus festif.

C’est dès le clocher des Accoules, tout près de l’Hôtel de Ville, que tout commence. Accueilli par un feu d’artifice tiré depuis le sommet du clocher à l’occasion de la fête des feux de la St Jean, on distingue vite les sonorités d’un violon provenant de l’enceinte de l’église. Au menu, musique celtique, rapide, entraînante, pour la plus grande joie des spectateurs, qui dansent joyeusement.

Mais poursuivons. La montée des Accoules, transformée en club à ciel ouvert avec jeux de lumières pixel art et sets funk, mène jusqu’à la place des Muettes. Sardines grillées, merguez, chants brésiliens. La foule se trémousse sur les paroles jazzy de la chanteuse. Ça et là, quelques restes de crottins témoignent des promenades en ânes qui se sont déroulées plus tôt dans l’après-midi.

Puis la découverte continue. De la rue du Panier s’échappe des sonorités Reggae. Un groupe a pris place à même la rue, pour le plus grand plaisir des voisins du dessus, accoudés à la fenêtre pour profiter du spectacle, tandis que nous essayons de nous frayer un chemin parmi les spectateurs agglutinés. Un peu plus loin, à la terrasse d’un bar, nouvelle musique, nouvelle ambiance, toujours aussi festive.

Nos pas nous mènent finalement vers la place du Refuge, où se tenait une projection en plein air. Mais l’ambiance semble soudainement se dégrader. La foule, plus jeune, ne sourie plus, et dégage une impression de tension. La faute au Mistral, qui s’est encore densifié dans les rues du Panier ?

Nous essayons de nous échapper, mais désorientés dans les ruelles du quartier du Panier, nous débouchons sur le parvis de la Cathédrale de la Major, où seul le vent se fait entendre. Retour donc dans les petites rues marseillaises, par l’Évêché, pour parvenir à la place de Lenche, bondée, rythmée par des sonorités dub-reggae-électro-blues. La foule semble être comme hypnotisée par la scène colorée, immobile, fatiguée. Il semblerait que l’effet de l’alcool soit en train de retomber, annonçant une fin de soirée dans une toute autre ambiance que celle qui régnait à notre arrivée…

lemarroneur