Les habitants de Callelongue aiment les galéjades !

Les Marseillais ne manquent pas d’humour, c’est de notoriété publique. Comme disait d’ailleurs Edmonde Charles-Roux : “Les marseillais font des galéjades parce que c’est l’image que vous leur demandez de produire”. Et effectivement, les Marseillais aiment à cultiver cette différence de phrasé, cette rigolade du langage, en partie par goût de la provocation et d’autre part par fierté.

Et au port de Callelongue, ses habitants ne se privent d’en ajouter une couche !

Dans la rue principale qui prolonge le bout du port, il est en effet possible d’admirer quelques ruelles et cabanons typiquement marseillais, savamment dénommés. On trouvera par exemple, près de la rue des pébrons (terme marseillais qui signifie poivron ou… imbécile !) un cabanon dénommé “Les pénibles”.

Ou encore, quelques mètres plus en avant, la classique aire de stationnement “réservée aux péteurs – lâcheurs de grosses caisses prioritaires”…

Mais revenons au véritable humour marseillais, avec par exemple cette plaque fixée sur le mur d’un autre des cabanons du port de Callelongue : on y lit l’expression “Pas trop vite le matin, doucement le soir” gravée dans la pierre, illustrée d’un poisson. Certainement l’état d’esprit général des habitants de la crique, qui vivent au gré des vagues et du soleil…

Terminons enfin, au détour d’une zone de travaux dans laquelle un panneau “Attention, chute de pierre‘étoiles” traîne, par cette ruelle en impasse, sur laquelle on a cru bon de préciser “Voix sans issue”. Simple faute d’orthographe ? Difficile à imaginer quand on voit que la ruelle en question se nomme l’Impasse du Muet… Il faut reconnaître que celle-ci est fine !

lemarroneur