Une rentrée sur l’île de Porquerolles

Bien qu’un peu éloignée de Marseille, l’île de Porquerolles s’impose comme un lieu incontournable à visiter. En école primaire déjà, elle constituait une destination de choix pour les voyages de fin d’année, en concurrence directe avec la Ste Beaume, patrie de Marcel Pagnol.

Située dans le Var à l’extrémité de la presqu’île de Giens, l’île de Porquerolles est la plus grande des trois îles d’Hyères, avec pas moins de 1 254 ha de superficie. Habitée, c’est en fait le petit village de Porquerolles, bâti il y a une centaine d’années par l’administration militaire, qui a donné son nom à toute l’île.

Nous voilà donc embarqué sur l’Archipel, une navette de 78 places qui fend les flots direction l’île. Comme pour le château d’If, la traversée s’effectue en l’espace d’un quart d’heure. Le tarif passager est toutefois bien plus élevé que pour le château d’If : il s’élève à 17 € l’aller-retour. A cela ajoutez 13 € si vous souhaitez emmener votre VTT. Autrement, mieux vaut le louer directement sur l’île, pour 11 € la journée.

Le VTT reste en effet le meilleur moyen de déplacement dans l’île, celle-ci étant plutôt grande. Autrement, prévoyez de bonnes chaussures de marche, voire une tente. De nombreux circuits (disponibles sur la carte… vendue 2 € à l’office du tourisme !) permettent de faire le tour des différents monuments et autres lieux incontournables de l’île : l’église et son curieux chemin de croix exécuté au couteau par un soldat, la calanque de l’Oustaou-de-Diou (maison de Dieu), dénommée ainsi par les pêcheurs parce qu’elle est le seul abri de la côte sud, le fort Sainte-Agathe, le phare du cap d’Arme, situé à la pointe extrême sud portant le même nom, le moulin, restauré en 2007, le sémaphore, mais aussi et surtout les différentes plages de sable bordées de pins, de bruyères et de myrtes odoriférants…

Véritable lieu de paradis, l’île de Porquerolles reste toutefois un lieu à préserver. A ce titre, 75% de l’île sont gérés par le Parc National de Port-Cros, faisant de l’île un véritable écrin bleu azur, où les cigales aiment à se réfugier. Mais comme tout lieu hautement touristique, il convient, quand on est résident du sud de visiter cet endroit hors saison. La rentrée est le moment idéal pour cela : les beaux jours sont encore là, tandis que les touristes sont repartis vers le grand nord. L’unique route menant au bout de la presqu’île est ainsi praticable, et les parkings de l’embarcadère de la Tour Fondue, payants à toute heure du jour et de la semaine, affichent de nouveau quelques places de libre… Promeneurs, vous voilà prévenus !

lemarroneur