Les horodateurs marseillais en grève, WTF ?!?

La ville de Marseille innove en cette nouvelle année 2011 : ce sont désormais les horodateurs qui affichent leur ras-le-bol dans les rues marseillaises, se livrant ainsi à une grève silencieuse mais néanmoins engagée…

En effet, les habitants et travailleurs du centre-ville comme moi auront certainement été alertés depuis quelques jours par cette petite lumière rouge clignotante sur les horodateurs, qui ne laissait alors rien présager de bon. Mais je suppose que comme moi, ils ne s’attendaient pas à découvrir que les horodateurs étaient tout simplement en grève

Aussi, quelle n’a pas été ma surprise au moment d’introduire ma monnaie dans l’appareil, de voir s’afficher clairement à l’écran les revendications de la machine. On pouvait y lire ces simples mots, tout en majuscule : “EN GREVE”. Simple, concis. Ni plus, ni moins. A charge aux Marseillais d’interpréter le message.

Moi-même d’abord pris de court par ce comportement inattendu de cet ennemi au quotidien, c’est ensuite un large sourire qui s’est dessiné sur mes lèvres. Un sourire un peu moqueur, bien sûr, voire un sourire de soulagement à l’idée d’éviter tout risque d’être verbalisé. Mais aussi et surtout un sourire attendri pour cette ville de Marseille qui ne cessera jamais de nous surprendre…

Et si l’amusement pouvait se lire sur le visage de mes concitoyens, certains automobilistes restaient toutefois dubitatifs, allant jusqu’à prendre la précaution de justifier l’absence du petit ticket derrière leur pare-brise par un petit mot faisant état de leur stupéfaction.

Pour la petite histoire, La Provence nous explique qu’il s’agit là d’une mise en panne volontaire provoquée par les agents en charge de l’exploitation de la voirie ; Ils remettraient en cause le prochain changement de délégation de la gestion de la voirie, craignant pour le maintien de leurs “conditions de travail”. Ne poussons pas le vice jusqu’à les soutenir, surtout quand on connait leurs véritables conditions de travail, mais il faut bien reconnaître qu’il est plaisant – et c’est bien la première fois – de ne pas être victime de ce genre de mouvement social.

On en plaindrait presque ces pauvres agents de la surveillance publique désœuvrés, le carnet de contravention sagement rangé dans la poche, contraints à passer le temps en discutant et en reluquant les passantes… Ouh, que je suis mesquin !

lemarroneur